Archive catégorie : Plumes du Coq

¡Movida ! raconte aussi le début des luttes LGBT

Alain Dantinne nous fait la confidence des coulisses d’un roman magnifique : son écriture, ℎ𝑎𝑏𝑖𝑡𝑒́𝑒 𝑑𝑒 𝑡𝑜𝑢𝑠 𝑙𝑒𝑠 𝑡𝑒𝑥𝑡𝑒𝑠 𝑞𝑢𝑖 𝑙𝑎 𝑝𝑟𝑒́𝑐𝑒̀𝑑𝑒𝑛𝑡, l’art – son livre est 𝑡𝑜𝑢𝑡 𝑙𝑒 𝑐𝑜𝑛𝑡𝑟𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑑’𝑢𝑛𝑒 𝑑𝑒́𝑣𝑜𝑡𝑖𝑜𝑛 𝑎𝑢𝑥 𝑐𝑎𝑛𝑜𝑛𝑠 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑝𝑒𝑖𝑛𝑡𝑢𝑟𝑒 – et les combats intimes et politiques de toute une société libérée de la férule de Franco.

¡Movida ! est le parcours initiatique d’un jeune homme qu’accompagnent le désir et la découverte de l’homosexualité. C’est aussi un livre sur la naissance de la fierté LGBT, à une époque où l’homosexualité était encore considérée comme une maladie mentale par l’OMS.

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L’art de la fable

André-Joseph Dubois sera tout bientôt mis à l’honneur en sa bonne ville de Liège. D’abord chez Pax, le mardi 20 octobre à 18H30, pour une rencontre littéraire animée par Robert Neys. Ensuite, par une réception au Grand Curtius, le vendredi 16 janvier 2027 à 15h. L’occasion pour sa maison d’édition de publier l’article paru il y a quelques semaines dans Le Carnet et les Instants sous la plume de Thierry Detienne.

Et parce que l’homme est modeste mais l’éditeur fier, c’est aussi l’occasion de rappeler le palmarès de l’écrivain : double lauréat du Prix Félix-Denayer de l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique, pour L’oeil de la Mouche et Ma mère, par exemple, finaliste du prix Rossel pour le même Ma mère, par exemple, lauréat du Prix Emma Martin, décerné par l’Association des écrivains belges de langue française, et lauréat du Prix des Bibliothèques de la Ville de Bruxelles. Bref, André-Joseph Dubois est une valeur sûre de la littérature belge. Et un candidat avec lequel il faudra compter dans les débats du prochain Prix Rossel.

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Finaliste du prix Grenades !

Après L’envers des pôles (2015) et Le premier accroc (2022), Nathalie Nottet est en lice pour le Prix Grenades avec un roman déroutant Et la vie est à prendre publié aux éditions Weyrich, dans notre collection « Plumes du coq ». C’est l’occasion de doubler son entretien paru sur notre blog (“Je suis profondément féministe”) de la recension parue dans Le Carnet et les Instants, le magazine des lettres belges.

Un geste déconstruit page après page, des phrases courtes qui analysent les raisons de maux plus profonds qu’un geste… Angèle, la narratrice, fait face aux conséquences du drame qu’elle a provoqué : un coup de trophée sur le crâne de son mari, une mort rapide, laconique. Et puis la longue recherche d’une explication pour elle, un drame décortiqué par les juges, les amis, la famille, sans jamais prendre en compte la réalité d’Angèle et ses véritables raisons.

J’ai frappé. D’un coup de trophée d’un talent de sa jeunesse. Sur le haut du crâne. Alors qu’il se regardait dans le miroir au-dessus du lavabo. Dans l’obsession de ses premiers cheveux blancs. 

Au fur et à mesure des phrases courtes et concises, Nathalie Nottet nous dépeint ce drame dans un style direct. À partir d’un fait simple, un meurtre, l’autrice nous permet d’entrer dans la psyché d’une femme au croisement d’une vie, à la recherche d’explications : sur elle, son avenir et son geste.

Et un souffle au cœur qui viendra expliquer. Bien que le souffle soit signe de vie. Bien que le cœur soit un muscle creux. Habitué à être fissuré par les vents de la vie. 

Lecteurs, nous sommes emmenés dans les pensées d’Angèle, tentons de la comprendre, non pas pour lui pardonner, mais pour mettre des mots sur une réalité dure : l’isolement d’une femme dans son mariage, un geste de trop comme conséquence d’une longue série de causes. Nathalie Nottet parvient ainsi à écrire un roman profondément féministe : en tuant le mari, elle donne pleinement la voix à la femme, souvent oubliée. En mettant Angèle dans l’action, l’autrice fait fi des traditions qui donneraient normalement la voix aux hommes.

Ok, mais que dire alors des féminicides qui se comptent par gerbes et que l’on enterre sous les silences de lourdes dalles à pierre ? Des femmes à la peau tatouée de bleus. 

Avec une voix singulière mais rassembleuse et un crime – mais surtout un drame – narré d’une plume incisive, Nathalie Nottet, elle-même psycho-criminologue, nous offre un coup de force au cœur de la psychologie qui plaira aux amateurs de policier et de littérature générale.

Valère Schacht

Source : Le Carnet et les Instants

Nathalie NOTTET, Et la vie est à prendre, Weyrich, coll. “Plumes du coq”, 2026, 248 p., 20 €, ISBN : 9782390770077

Je voulais montrer jusqu’où on était capable d’aller par passion

Derrière le Prince, publié chez Weyrich en août 2026, met en scène Liz, une adolescente de dix-sept ans, un professeur de français passionné de littérature, une aide-soignante, des résidents de maison de repos et un mystérieux écrivain disparu. Le récit se déploie entre le Vieux Namur et l’Inde et fait une place importante aux livres, à l’imagination et aux vies ordinaires. 

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Une forêt, une chapelle, un deuil qui libère

Un archéologue se retire dans un hôtel, au bord d’une forêt, pour achever un roman et reprendre pied après un deuil ancien. Il écrit pour ne pas sombrer. Fébrilement, il consigne pensées, rêves et visions dans un journal de fouille où l’acte d’écrire devient aussi impérieux que vital.

Très vite, son séjour bascule…

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Les monastères, ces lieux propices aux mystères


On rapporte que d’étranges activités scientifiques se déroulent dans une vaste propriété forestière. Personne n’y entre ni n’en sort, sauf cette femme couverte de coups qui surgit un soir au domicile de l’ex-commissaire Philippe Légaut. Dès qu’il la voit, Légaut sent qu’il va reprendre du service… Mais peut-il deviner dans quel enfer il s’engage ? Qui est ce « Gardien de l’Arbre » qui prétend le projeter jusqu’aux siècles obscurs de l’Histoire, dans une recherche ésotérique, à la poursuite d’êtres fantômes. Sa meilleure enquête, probablement. Son chant du cygne ?

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Un roman profondément féministe

Nathalie Nottet, vous venez de publier Et la vie est à prendre aux éditions Weyrich. Psycho-criminologue de formation, ce n’est pas la première fois que vous mettez en scène un personnage féminin dont la marginalité psychologique nous interpelle.

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Bouillon de mots

À la faveur d’un séjour à l’hôpital, au temps du confinement, Jacques Nicolas s’est pris au jeu de la nostalgie « qui engendre à la fois la jouissance et l’amertume ». Loin de son Bouillon natal, dans ce cube en béton où il regarde s’égoutter une perfusion, il arpente les couloirs, scrutant un monde si loin du sien, prend des notes et nous informe de l’évolution de son état. Pour lui et pour nous, il se remémore le temps jadis et feuillette son album mental, faisant défiler les visages et les anecdotes. Une figure s’impose, celle de l’Hypocras dont il a visité la demeure abandonnée quelques années après son décès.

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Le premier roman de Gabrielle Borile

Avec son premier roman, La fille de Nino, Gabrielle Borile nous offre une histoire sensible sur l’immigration italienne, la rupture avec son milieu d’origine et le conflit de loyauté qui peut nous animer quand nous prenons l’ascenseur social. Un roman riche en nuances.

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Quand le pinceau se fait meurtrier

Dans l’univers des galeries d’art bruxelloises, le mystère n’est pas qu’une figure de style ; c’est un « horizon indépassable ». Le nouveau roman de Philippe Bradfer, La fausse imposture, paru aux éditions Weyrich dans la collection « Plumes du Coq », nous entraine dans un univers où la frontière entre le vrai et le faux se dissout comme une image de René Magritte. Un récit autour d’une rencontre brutale entre le crime et la beauté, mêlant enquête policière et quête intellectuelle.

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Le mensonge, c’est un cancer !

Après son roman Outre-mère, Dominique Costermans publie Un conteur hors père, elle poursuit son questionnement sur la transmission. Baudouin Delaite l’a rencontrée pour vous.

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Alain Lallemand remporte le prix Marcel Thiry

Ce vendredi 25 octobre, votre roman Ce que le fleuve doit à la plaine a reçu le prix Marcel Thiry, l’occasion de remettre en avant ce récit fictionnel inspiré de faits réels paru dans la collection Plumes du Coq.

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