La ville d’Héliopolis menacée

Carte blanche d’Amélie d’Arschot, conférencière, historienne et auteure du Roman d’Héliopolis.

« Imaginez un instant plusieurs viaducs semblables à celui d’Herrmann-Debroux construits en l’espace de quelques mois qui traverseraient un des quartiers les plus agréables de Bruxelles. Vous partageriez alors l’effroi des habitants d’Héliopolis aujourd’hui. La tendance en Europe est assurément de privilégier des moyens de transport diversifiés. En Égypte, c’est tout le contraire : la voiture est reine. Héliopolis se positionne malheureusement sur le chemin menant vers la Nouvelle Capitale et l’ensemble des décisions politiques œuvrent pour y accéder le plus rapidement possible. Édification d’autoponts et d’autoroutes de six à huit bandes qui permettront à des flots de voitures de circuler. Tâcher de traverser à pied ces voies rapides relève de l’exploit.

Pour élargir la voirie, le tramway emblématique de la ville a été supprimé et des milliers d’arbres ont été abattus. Le chant des oiseaux a été remplacé par le bruit infernal des tronçonneuses. De nombreux films et reportages ont tenté en vain d’alerter l’attention internationale sur ce massacre à la bétonneuse. … »

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