Bouillon de mots
À la faveur d’un séjour à l’hôpital, au temps du confinement, Jacques Nicolas s’est pris au jeu de la nostalgie « qui engendre à la fois la jouissance et l’amertume ». Loin de son Bouillon natal, dans ce cube en béton où il regarde s’égoutter une perfusion, il arpente les couloirs, scrutant un monde si loin du sien, prend des notes et nous informe de l’évolution de son état. Pour lui et pour nous, il se remémore le temps jadis et feuillette son album mental, faisant défiler les visages et les anecdotes. Une figure s’impose, celle de l’Hypocras dont il a visité la demeure abandonnée quelques années après son décès.



















