Finaliste du prix Grenades !

Après L’envers des pôles (2015) et Le premier accroc (2022), Nathalie Nottet est en lice pour le Prix Grenades avec un roman déroutant Et la vie est à prendre publié aux éditions Weyrich, dans notre collection « Plumes du coq ». C’est l’occasion de doubler son entretien paru sur notre blog (“Je suis profondément féministe”) de la recension parue dans Le Carnet et les Instants, le magazine des lettres belges.

Un geste déconstruit page après page, des phrases courtes qui analysent les raisons de maux plus profonds qu’un geste… Angèle, la narratrice, fait face aux conséquences du drame qu’elle a provoqué : un coup de trophée sur le crâne de son mari, une mort rapide, laconique. Et puis la longue recherche d’une explication pour elle, un drame décortiqué par les juges, les amis, la famille, sans jamais prendre en compte la réalité d’Angèle et ses véritables raisons.

J’ai frappé. D’un coup de trophée d’un talent de sa jeunesse. Sur le haut du crâne. Alors qu’il se regardait dans le miroir au-dessus du lavabo. Dans l’obsession de ses premiers cheveux blancs. 

Au fur et à mesure des phrases courtes et concises, Nathalie Nottet nous dépeint ce drame dans un style direct. À partir d’un fait simple, un meurtre, l’autrice nous permet d’entrer dans la psyché d’une femme au croisement d’une vie, à la recherche d’explications : sur elle, son avenir et son geste.

Et un souffle au cœur qui viendra expliquer. Bien que le souffle soit signe de vie. Bien que le cœur soit un muscle creux. Habitué à être fissuré par les vents de la vie. 

Lecteurs, nous sommes emmenés dans les pensées d’Angèle, tentons de la comprendre, non pas pour lui pardonner, mais pour mettre des mots sur une réalité dure : l’isolement d’une femme dans son mariage, un geste de trop comme conséquence d’une longue série de causes. Nathalie Nottet parvient ainsi à écrire un roman profondément féministe : en tuant le mari, elle donne pleinement la voix à la femme, souvent oubliée. En mettant Angèle dans l’action, l’autrice fait fi des traditions qui donneraient normalement la voix aux hommes.

Ok, mais que dire alors des féminicides qui se comptent par gerbes et que l’on enterre sous les silences de lourdes dalles à pierre ? Des femmes à la peau tatouée de bleus. 

Avec une voix singulière mais rassembleuse et un crime – mais surtout un drame – narré d’une plume incisive, Nathalie Nottet, elle-même psycho-criminologue, nous offre un coup de force au cœur de la psychologie qui plaira aux amateurs de policier et de littérature générale.

Valère Schacht

Source : Le Carnet et les Instants

Nathalie NOTTET, Et la vie est à prendre, Weyrich, coll. “Plumes du coq”, 2026, 248 p., 20 €, ISBN : 9782390770077

Pourquoi nous souhaitons que Weyrich continue

CARTE BLANCHE

Nous sommes une quarantaine d’auteurs et d’autrices qui avons, à un moment ou à un autre, confié un manuscrit, un projet ou un livre aux éditions Weyrich. Nous avons en commun une expérience avec cette maison, mais aussi une conviction : une maison d’édition ne se résume pas aux livres qu’elle met en rayon ni, lorsqu’elle traverse une crise, aux chiffres de son bilan.

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Je voulais montrer jusqu’où on était capable d’aller par passion

Derrière le Prince, publié chez Weyrich en août 2026, met en scène Liz, une adolescente de dix-sept ans, un professeur de français passionné de littérature, une aide-soignante, des résidents de maison de repos et un mystérieux écrivain disparu. Le récit se déploie entre le Vieux Namur et l’Inde et fait une place importante aux livres, à l’imagination et aux vies ordinaires. 

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Une forêt, une chapelle, un deuil qui libère

Un archéologue se retire dans un hôtel, au bord d’une forêt, pour achever un roman et reprendre pied après un deuil ancien. Il écrit pour ne pas sombrer. Fébrilement, il consigne pensées, rêves et visions dans un journal de fouille où l’acte d’écrire devient aussi impérieux que vital.

Très vite, son séjour bascule…

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Les monastères, ces lieux propices aux mystères


On rapporte que d’étranges activités scientifiques se déroulent dans une vaste propriété forestière. Personne n’y entre ni n’en sort, sauf cette femme couverte de coups qui surgit un soir au domicile de l’ex-commissaire Philippe Légaut. Dès qu’il la voit, Légaut sent qu’il va reprendre du service… Mais peut-il deviner dans quel enfer il s’engage ? Qui est ce « Gardien de l’Arbre » qui prétend le projeter jusqu’aux siècles obscurs de l’Histoire, dans une recherche ésotérique, à la poursuite d’êtres fantômes. Sa meilleure enquête, probablement. Son chant du cygne ?

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Au cœur de Durbuy Vieille-Ville

Dans « Durbuy Vieille-Ville d’hier à aujourd’hui, petite et grande histoire », ouvrage publié chez Weyrich, deux Durbuysiens, Monique Thirion et Didier Monville, racontent la plus petite ville du monde et ses habitants.

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Du rififi chez les vieux fourneaux

Le duo Dumont – Dupuis fait paraître une nouvelle enquête dans la collection Noir Corbeau, Repose en paix Rosalie. On y retrouve pour la cinquième fois le binôme d’enquêteurs Staquet – Ben Mimoun, qui va devoir démêler, dans une maison de repos, un salmigondis où dérobades en catimini, coups traitres, meurtres, fausses pistes et rebondissements tentent de piéger notre attention et notre bon sens. Une enquête pas si simple dans un milieu finalement… pas si tranquille !

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Plongée dans le passé industriel de Namur

Dans son livre L’Etonnante odyssée industrielle namuroise, Ugo Arquin raconte l’épopée de la famille Stephenne, qui fut à l’œuvre dans le domaine des meuneries mais aussi dans le secteur de la dolomie. Rencontre avec son auteur.

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Un roman profondément féministe

Nathalie Nottet, vous venez de publier Et la vie est à prendre aux éditions Weyrich. Psycho-criminologue de formation, ce n’est pas la première fois que vous mettez en scène un personnage féminin dont la marginalité psychologique nous interpelle.

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Bouillon de mots

À la faveur d’un séjour à l’hôpital, au temps du confinement, Jacques Nicolas s’est pris au jeu de la nostalgie « qui engendre à la fois la jouissance et l’amertume ». Loin de son Bouillon natal, dans ce cube en béton où il regarde s’égoutter une perfusion, il arpente les couloirs, scrutant un monde si loin du sien, prend des notes et nous informe de l’évolution de son état. Pour lui et pour nous, il se remémore le temps jadis et feuillette son album mental, faisant défiler les visages et les anecdotes. Une figure s’impose, celle de l’Hypocras dont il a visité la demeure abandonnée quelques années après son décès.

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Le premier roman de Gabrielle Borile

Avec son premier roman, La fille de Nino, Gabrielle Borile nous offre une histoire sensible sur l’immigration italienne, la rupture avec son milieu d’origine et le conflit de loyauté qui peut nous animer quand nous prenons l’ascenseur social. Un roman riche en nuances.

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Cent plumes !

Les Plumes du Coq ont maintenant cent titres ! Et comptent une bonne soixantaine d’auteur(e)s : des romancières et des romanciers, des nouvellistes, des écrivains confirmés, primés, parfois même académiciens, des débutants aussi… L’éditeur Weyrich sort pour l’occasion un catalogue de belle tenue. Le journaliste Clément Glesner y raconte l’histoire de cette collection littéraire bien inspirée.

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L’art de mêler le vrai et le faux

David Demaude signe son premier polar : Entre ville haute et ville basse ou l’art de mêler le vrai et le faux. Le beau et le monstrueux. Attention, ça décoiffe !

Un flic qui se fait dégommer, lisez découper façon djihadiste, sur le seuil de son commissariat… ça donne de quoi sourciller. Ça interpelle, ça inquiète. Et puis, ça fait désordre. Alors, c’est toute la corporation qui entre en effervescence et se mobilise. Pour faire justice, laver son honneur et, passablement, identifier et neutraliser un éventuel corpuscule terroriste dans ses saintes velléités. Mais quand, à la suite de cette inconcevable abomination, ce sont des huiles de la police que l’on retrouve monstrueusement trucidées, c’est l’édifice entier qui vacille. Il y a urgence. D’autant plus que la signature de ces actes crapuleux ne laisse pas de doute et confirme la piste islamiste.

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Quand le pinceau se fait meurtrier

Dans l’univers des galeries d’art bruxelloises, le mystère n’est pas qu’une figure de style ; c’est un « horizon indépassable ». Le nouveau roman de Philippe Bradfer, La fausse imposture, paru aux éditions Weyrich dans la collection « Plumes du Coq », nous entraine dans un univers où la frontière entre le vrai et le faux se dissout comme une image de René Magritte. Un récit autour d’une rencontre brutale entre le crime et la beauté, mêlant enquête policière et quête intellectuelle.

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Le mensonge, c’est un cancer !

Après son roman Outre-mère, Dominique Costermans publie Un conteur hors père, elle poursuit son questionnement sur la transmission. Baudouin Delaite l’a rencontrée pour vous.

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Le prix Soleil noir jaune rouge

Chaque année, les bibliothèques du Nord-Ouest de Bruxelles (Berchem-Sainte-Agathe, Ganshoren, Jette, Koekelberg, Laeken et Molenbeek-Saint-Jean) s’unissent pour organiser un prix littéraire récompensant le livre d’un auteur ou d’une autrice belge. Une fois la sélection établie, le choix du lauréat ou de la lauréate est laissé aux lecteurs et lectrices des bibliothèques participantes, où les livres sont évidemment disponibles pour l’emprunt.

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L’Envers de la plaie : quatre ans d’enquête

L’Envers de la plaie entre dans les entrailles des soins hospitaliers du Luxembourg belge. Jamais personne n’avait plongé si profondément dans ces méandres où les intérêts politiques et médicaux ont longtemps prévalu sur l’intérêt général : celui d’une médecine de qualité pour l’ensemble des 300.000 patients de la province la moins peuplée de Belgique. 

Rencontre avec Clément Glesner, journaliste indépendant, et auteur de “L’envers de la plaie”. Durant quatre ans, il a enquêté sur le fonctionnement des soins de santé en province de Luxembourg. 

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Les crimes de Simenon sous la loupe de Michel Carly

Cet ouvrage « Simenon au cœur du crime » dévoile un aspect méconnu du père de Maigret. Confronté à l’univers du crime dans son métier de journaliste, tant à Liège qu’à Paris, Simenon n’a pas hésité à nourrir ses Maigret, mais aussi d’autres titres de son oeuvre foisonnante, de ses fréquentations policières et criminelles. Michel Carly rouvre les archives d’affaires oubliées et retrouve les scènes de crimes pour son nouveau livre Simenon au cœur du crime.

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